Elections
Deuxième tour des municipales françaises: Paris, Lyon et Marseille restent à gauche
Le second tour des élections municipales françaises a mobilisé, hier en France, à peu près autant de votants que le premier, dimanche dernier, dans les quelque 1.500 communes où existait un ballotage entre deux listes, ou davantage. Au total, ce sont environ 57% des électeurs qui se sont déplacés, y compris dans les communes où plusieurs listes avaient été éliminées.
Der Abgeordnete der Sozialistischen Partei (PS) und linke Kandidat für das Amt des Pariser Bürgermeisters, Emmanuel Grégoire (links), und der Erste Sekretär der PS, Olivier Faure, feiern bei einer Versammlung nach dem zweiten Wahlgang der französischen Kommunalwahlen Foto: Geoffreoy van der Hasselt/AFP
Avec des exceptions: celles de Paris, avec une participation de l’ordre de 49%, et de Lyon, ou au contraire celles de Marseille, Nice et Toulouse, où les votants étaient plus nombreux que la semaine dernière. Or, ce sont justement les grandes villes qui focalisaient prioritairement l’attention des observateurs – l’attention plus que les pronostics, d’ailleurs, car les scrutins locaux s’y annonçaient décidément fort incertains. Et cela, notamment, parce que les désistements, retraits et alliances ouvraient plus d’incertitudes qu’ils n’apportaient d’indications fortes.
Ce qui sera perçu comme le résultat le plus spectaculaire est évidemment celui de Paris, où le candidat socialiste, héritier de la maire PS sortante Anne Hidalgo, bat très largement Rachida Dati, par 50% contre 40, selon les estimations; Mme Dati portait les couleurs de LR, et le candidat centriste du premier tour, Pierre-Yves Bournazel, s’était désisté pour elle du bout des lèvres – mais non, à l’évidence, ses électeurs … A Lyon, le maire sortant Grégory Doucet, quant à lui, écologiste allié aux mélenchonistes, l’emporte également sur son rival de droite Jean-Michel Aulas, ancien patron de l’Olympique lyonnais, dont la campagne avait, il est vrai, été jugée comme très faible.