France
Dix ans après sa fondation, le morne anniversaire du macronisme
La famille macroniste célèbre cette semaine ses dix ans d’existence politique: c’est en effet au début d‘avril 2016 que le jeune ministre de l’économie qu’était encore Emmanuel Macron avait fondé son propre parti en quittant le gouvernement de Manuel Valls. Mais cet anniversaire, célébré dans une grande discrétion, ne ressemble guère à une fête …
Le président Emmanuel Macron (d.) et son quatrième premier ministre depuis 2024, Sébastien Lecornu, participent à une réunion du Conseil de défense à l’Elysée Photo: AFP/Tom Nicholson
Il y a dix ans, M. Macron écartait officiellement l’idée de briguer la succession de François Hollande, sur le thème: ce n’est pas à l’ordre du jour. Mais ses dénégations, d’ailleurs assez molles, ne trompaient déjà pas grand monde. N’avait-il pas baptisé sa nouvelle formation „En Marche“, lui donnant ainsi ses propres initiales? Et puis ses ambitions, en particulier celle de faire dépasser à la France le traditionnel clivage droite/gauche, évoquaient clairement un programme présidentiel.
Un an plus tard, c’était chose faite – non pas le dépassement en question, mais du moins son inscription au rang des objectifs de celui qui allait briguer, et conquérir, l’Elysée. Mais une décennie plus tard, le moins que l’on puisse dire est qu’„En Marche“, rebaptisée entre temps „Renaissance“, avec Gabriel Attal à sa tête, même si le chef de l’Etat en reste président d’honneur, ne peut guère se glorifier du bilan macroniste, et s’en garde d’ailleurs bien.