France
Le lynchage de Lyon met LFI et son chef en difficulté politique
Le lynchage d’un jeune nationaliste à Lyon déclenche une tempête politique en France. La proximité supposée des agresseurs avec La France insoumise place Jean-Luc Mélenchon sous pression, à un an de la présidentielle.
Rassemblement à Metz après le lynchage mortel d’un jeune homme à Lyon Photo: AFP/Jean-Christophe Verhaegen
Le lynchage, la semaine dernière à Lyon, du jeune nationaliste Quentin Deranque par un groupe d’au moins six militants d’extrême gauche, suscite en France une très vive émotion, et un scandale politique. D’autant plus qu’il se confirme que les tueurs appartiennent principalement à La jeune Garde, un groupe organisé de manière paramilitaire et très proche de La France insoumise, M. Mélenchon ayant d’ailleurs déposé un recours contre son interdiction, et dont le siège a fait l’objet hier d’une fausse alerte à la bombe.
Ce meurtre, particulièrement affreux, avait eu lieu en marge d’un meeting de l’eurodéputée LFI Rima Hassan organisé dans l’enceinte de Sciences-Po Lyon. Ce qui pose d’ailleurs, de manière collatérale, la question de savoir jusqu’où des établissements publics d’enseignement supérieur peuvent se prêter à de telles manifestations (il a d’ailleurs été décidé que les préfets pourront désormais interdire ces dernières lorsqu’elles menacent l’ordre public, et de même pour les cérémonies à la mémoire de Quentin Deranque).