France
Le meurtre d’un jeune nationaliste par des militants de l’extrême gauche met le pays en émoi
Le meurtre, commis jeudi soir à Lyon, en marge d’un meeting de l’eurodéputée LFI Rima Hassan organisé à Sciences-Po, d’un jeune homme de 23 ans, Quentin Deranque, proche des milieux nationalistes, par six membres de l’organisation d’extrême gauche La Jeune Garde, suscite en France une très grande émotion. Et cela d’autant plus que la victime a été férocement tabassée à mort par des coups sur la tête, et que la scène a été filmée par un témoin.
Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, a confirmé qu’une enquête criminelle pour homicide volontaire avait été ouverte Foto: Olivier Chassignole/AFP
Le mouvement mélenchoniste, tout en exprimant clairement sa condamnation d’un tel recours à la violence, s’est appliqué à présenter le drame comme un affrontement, regrettable certes, „entre deux bandes rivales“. Mais cette thèse, développée à la hâte par les ténors de LFI, n’a guère pris dans l’opinion, ni d’ailleurs dans les médias, surtout au fur et à mesure que l’on en apprenait davantage, et cela du fait de plusieurs considérations.
La première relève tout simplement des faits. Le jeune Quentin n’appartenait pas, en effet, au groupe de protection qui entourait le collectif identitaire Nemesis, qui regroupe des militantes identitaires. Ces jeunes féministes étaient venues exprimer leur hostilité radicale à Rima Hassan, soutien tout à fait assumé du Hamas, y compris dans sa dimension résolument antisémite et antiféministe. Une vingtaine de „gros bras“ de La Jeune Garde s’en sont pris à elles, dont deux au moins ont été molestées: l’une a été jetée à terre, l’autre a subi un étranglement.