France
Le scrutin municipal va-t-il rendre les extrêmes fréquentables?
Le premier tour des élections municipales a lieu après-demain en France dans un climat que la situation internationale rend quelque peu irréel. Même si, dans un certain nombre des quelque 35.000 communes concernées, la campagne a été rude, et, dans les plus grandes d‘entre elles, résolument politisée, à commencer naturellement par Paris, Marseille et Lyon (voir Tageblatt du 2 mars).
Le premier tour des municipales se tiendra dimanche Photo: Sébastian Bozon/AFP
Mais dans beaucoup d’autres, dont 70% comptent moins de mille habitants, le combat pour la mairie est resté feutré, loin du fracas des armes – au point même que dans soixante-dix d’entre elles, on n’a tout simplement pas trouvé de candidats pour constituer ne fût-ce qu’une unique liste… Car inévitablement, les enjeux locaux y semblent beaucoup plus modestes, voire un peu dérisoires au regard de la guerre au Moyen-Orient, sans parler de l’Ukraine.
Cela dit, les causes de ce manque d’appétence pour le scrutin municipal des dimanches 15 et 22 mars tiennent aussi à la situation politique intérieure française, à son manque de perspectives et à ses incertitudes. Tout particulièrement à propos de l’élection présidentielle qui suivra un an plus tard, que le vote communal de cette année était censé préfigurer mais pourrait bien, finalement, ne guère donner, sauf surprise, d’indications lisibles et exploitables.