France
L’idée d’une primaire avant la présidentielle divise la gauche
Ce week-end, plusieurs partis de la gauche française, dont les représentants étaient réunis à Tours, se sont mis d’accord sur le principe d’une élection primaire – prévue pour le 11 octobre prochain – pour désigner un candidat commun à l’élection présidentielle qui suivra, au printemps 2027.
Marine Tondelier (g.), cheffe de file des écologistes et le premier secrétaire des socialistes, Olivier Faure, ont du mal à s’imaginer une reconduction du NFP Photo: Romain Perrocheau/AFP
L’idée courait déjà parmi les états-majors de ces formations depuis des mois, après avoir été mise en œuvre plusieurs fois déjà, de quinquennat en quinquennat. Pour autant, la démarche s’annonce, cette année, sensiblement moins unitaire qu’il n’y paraît.
Il y a décidément des villes qui, en politique, semblent marquées par le destin, et la capitale de la Touraine en est une. Fin décembre 1920, elle avait été le théâtre d’un éclatement de la famille des socialistes français lors de leur XVIIIe congrès, qui allait s’achever par le basculement de la majorité des délégués vers le bolchévisme installé à Moscou, la minorité restant membre de la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière), qui deviendrait avec François Mitterrand le Parti socialiste.