France/Iran
Macron dans le Golfe: des ambitions et des ambiguïtés
Après avoir effectué une visite à Chypre, pour réaffirmer la solidarité de la France à l‘Etat insulaire, qui avait été atteint la semaine dernière par un missile probablement tiré par un des groupes terroristes liés à l‘Iran (sans doute le Hezbollah libanais), Emmanuel Macron a poursuivi son chemin vers le Moyen-Orient, pour atterrir sur le porte-avions nucléaire Charles-de-Gaulle, qu‘il avait préalablement dépêché vers le golfe arabo-persique.
Le président Emmanuel Macron en visite sur le porte-avions Charles-de-Gaulle lundi Photo: Gonzalo Fuentes/Pool/AFP
Manifestement, le président français tient donc à jouer un rôle actif dans la façon dont les Occidentaux tentent de faire face à la situation nouvelle créée dans la région – et demain, peut-être, bien au-delà – par l’offensive israélo-américaine contre le régime des mollahs et son arsenal, à défaut de chercher à renverser la terrible dictature que celui-ci fait peser sur le peuple iranien. Mais, le locataire de l’Elysée se trouve ainsi placé devant des choix délicats.
Il s’agit en effet pour lui d’affirmer la présence militaire de son pays dans les eaux du golfe, et si possible de participer à la libération du détroit d’Ormuz où Téhéran prétend interdire la circulation des navires commerciaux et notamment pétroliers. Cela sans pour autant s’aligner sur les États-Unis ou Israël. M. Macron, contrairement aux déclarations du président Trump, estime d’ailleurs que la guerre pourrait bien durer „encore plusieurs semaines“, qu’elle présente „des risques d’escalade pour toute la région“, et que la France, pour sa part, n’entend pas „participer à un conflit en cours“, a-t-il pris soin de préciser sur le porte-avions.