Premier tour des municipales

Une France électorale très morcelée: Les extrêmes progressent, le macronisme s’effrite

Le premier tour des élections municipales françaises n‘a mobilisé que 57,1% des électeurs, chiffre supérieur à celui du précédent scrutin, en 2020 – il est vrai que l‘on était alors en période Covid – mais inférieur de quelque six points à celui de 2014.

Emmanuel Grégoire, sozialistischer Kandidat für das Pariser Bürgermeisteramt, bei einer Wahlkampfrede vor dem zweiten Wahlgang

Le candidat socialiste pour la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, devrait l‘emporter dimanche prochain face aux trois autres candidats qui se sont qualifiés pour le deuxième tour Photo: Bertrand Guay/AFP

Et il s’est traduit par des résultats contrastés, qui laissent localement ouvertes bien des hypothèses pour le second tour, dimanche prochain, pour lequel les listes, intactes ou modifiées selon les désistements éventuels, devront toutes être déposées ce mardi soir.

On peut cependant en tirer sans attendre quelques enseignements globaux, le premier étant que l’effacement du macronisme, pour ne pas dire son effondrement, se confirme. A sa première élection à l’Elysée, en 2017, Emmanuel Macron s’était donné deux objectifs quant au paysage politique français: réduire les extrêmes à la portion congrue, et faire émerger un vaste centre qui rendrait enfin caduc le vieux clivage droite/gauche. Or sur ces deux points, c’est exactement l’inverse qui sort des urnes.

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