Interview
Rencontre avec la musicienne luxembourgeoise Ninon avant son concert au „Gudde Wëllen“
Ninon fait de la pop comme elle peint: par couches et par retouches. Elle projette ses chansons comme des photogrammes d’un film à venir. Si les morceaux sont des images, les images sont des étreintes mélodiques et ces étreintes sont mélancoliques. Ce soir au „De Gudde Wëllen“, elle présente son nouvel EP, „Afterglow“. Entretien.
Elle se produit sur scène au „Gudde Wëllen“: la musicienne luxembourgeoise Ninon Photo: Thomas Bekkius
Tageblatt: Dans la musique francophone, il y a pas mal de chanteuses et chanteurs qui ont pour nom de scène leur prénom: Angèle, Camille, Anaïs, Raphaël … Ce sont des prénoms assez courants, mais une fois qu’on les tape sur Google, ce sont eux qui apparaissent. Vous, c’est aussi votre vrai prénom, Ninon?
Ninon: Oui, je suis née Ninon. C’est vrai que je suis passée par plusieurs phases avec mon nom de scène. Au début, je voulais le changer, prendre un pseudo qui n’ait rien à voir avec moi, et puis je me suis dit que Ninon, au fond, j’aimais bien, et ce n’était pas si commun, surtout au Luxembourg. Quand on cherche „Ninon“ sur Internet, il y en a plein; j’espère qu’un jour ce sera mon nom qui sortira en premier dans les résultats!